Mon noël imaginaire!

Dans quelques mois, je vais me rendre pour ma toute première fois au Burkina Faso afin d’y rejoindre tous mes enfants Burkinabés.

En ce jour saint, j’ai eu envie d’ouvrir mon cœur imaginaire en direction de ces petits êtres qui n’ont rien, mais aussi en offrant ce récit de Noël à celles et ceux qui dans leur cœur… Ont peut être une âme africaine:

« Aujourd’hui, il fait encore bien chaud à Ouaga… Pourtant le soir tombera vite et bientôt, un semblant de fraîcheur bienvenue enveloppera la ville.

C’est un vent du nord qui souffle en cette saison, on l’appelle l’Harmatan. Il faudra bien se couvrir cette nuit!

Une excitation fiévreuse se prépare dans les villages.

On s’active à la fête.

La mère de famille a sorti les plus beaux vêtements de sa famille.

Elle s’apprête à déverser dans une grande bassine, de l’eau claire à l’aide d’un immense bidon en plastique que son aîné aura rempli à la pompe.

Les plus petits y seront lavés comme tous les jours, énergiquement par leurs grandes sœurs.

L’eau ….. Si essentielle à la vie… Cette richesse que nous, nous possédons sans retenue. Et pourtant…

Pourquoi mon cœur s’envahit d’un coup d’une légère tristesse en ce jour de bonheur!

Le temps passe et il faut se dépêcher car bientôt la messe à l’église catholique va commencer.

Les vieux chrétiens du village de Bouassa vont retrouver de vieilles bibles poussiéreuses et se rendent à pied ou à bicyclette dans le bâtiment où l’on sonne déjà le rappel en frappant fort sur une cloche suspendue à un arbre.

C’est la veillée de Noël et tout le monde se doit d’y participer.

C’est Noël, et c’est la plus belle fête, pour beaucoup, la seule fête de l’année, il faut faire en sorte qu’elle soit un merveilleux souvenir.

Demain matin, j’imagine en fermant les yeux que toute les familles se lèveront de très bonne heure, afin de préparer une abondante nourriture.

J’imagine qu’elle sera partagée, plus tard dans la matinée, entre voisins, mais aussi avec tous les visiteurs qui viendront souhaiter un joyeux Noël.

Des visites qui s’éterniseront toute la journée, ce sera la fête, on se saluera, on rira, on se souhaitera les plus belles choses pour l’année nouvelle qui ne tardera pas à venir. Même les enfants iront de cour en cour pour demander quelques sous qui seront j’en suis sûre leur unique cadeau.

En ce jour, ils ne penseront pas à la dureté de la vie, ils ne penseront pas au dur labeur des champs, ou à l’école, ou encore au fait qu’ils n’ont pas d’avenir.

Mais oublions les larmes aujourd’hui.

Je referme mes yeux, et j’entends les voix des habitants de Bouassa qui nous souhaitent de très belles fêtes à nous aussi.

En cette veillée de Noël mon cœur est partout à la fois, je souhaite à tous les enfants du monde entier de belles fêtes!

Qu’elles puissent être celles des rires et du partage, parce que finalement, c’est le plus important…

J’envoie tout mon amour aux habitants de Bouassa, aux Burkinabés et à tous les Africains un très joyeux Noël !

Florine Wattez

Marraine de Karongasoré.

Karongasoré

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